11 Dec 2024
Tired Earth
By The Editorial Board
Selon un nouveau rapport publié par le Fonds monétaire international, la préservation des baleines pourrait jouer un rôle clef dans la lutte contre le changement climatique. Celles-ci absorbent en effet des quantités phénoménales de CO2 au cours de leur vie.
Considérées comme les titans du règne animal en ce qui concerne l’absorption du dioxyde de carbone, les baleines capturent en moyenne 33 tonnes de CO2 au cours de leur vie, avant que leurs carcasses ne coulent au fond de l’océan et y restent des siècles durant.
Selon cette nouvelle étude parue dans le magazine en ligne Finance & Development du Fonds monétaire international, prendre les dispositions nécessaires à l’échelle internationale pour les préserver et voir leurs populations se développer constituerait un volet majeur de la lutte contre le réchauffement climatique. Alors qu’un seul mammifère marin absorbe plusieurs dizaines de tonnes de dioxyde de carbone au cours de sa vie, un arbre n’en capture qu’une vingtaine de kilos par an.
Ce détail pousse les auteurs du rapport à placer les baleines en tête des priorités de la communauté internationale en matière de climat, et à militer afin que leur préservation soit intégrée aux objectifs que les 190 pays ayant ratifié l’accord de Paris en 2015 se sont fixés. Décimées par des décennies de chasse industrielle, leurs populations sont aujourd’hui estimées à seulement 1,3 million d’individus.
Les experts du Fonds monétaire international considèrent le rôle des baleines comme « irremplaçable dans l’atténuation et la résilience aux changements climatiques », étant donné qu’en plus de fixer d’importantes quantités de CO2, les baleines participent également au développement du phytoplancton, qui fournit environ 50 % de notre oxygène, et capture autant de CO2 qu’1,7 trillion d’arbres, soit l’équivalent de quatre forêts amazoniennes. Toujours selon l’étude, augmenter le rendement du phytoplancton d’1 % seulement aurait le même effet que l’apparition soudaine de 2 milliards d’arbres matures.
La protection des baleines et l’augmentation de leurs populations ont cependant un coût, évalué à 2 millions de dollars par spécimen, en tenant compte de la valeur du carbone absorbé par l’animal au cours de sa vie, ainsi que d’autres contributions économiques relatives à l’écotourisme et à l’amélioration des pêches. Si leurs populations atteignaient 4 à 5 millions d’individus, comme c’était le cas avant l’ère de la chasse à la baleine, les chercheurs estiment que le coût moyen annuel en subventions serait d’environ 13 dollars par personne. Cela permettrait de capturer 1,7 milliard de tonnes de CO2 par an.
« Lorsqu’il s’agit de sauver la planète, une baleine vaut des milliers d’arbres », concluent les auteurs du rapport.
Source : dailygeekshow.com
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