Le WWF a publié un rapport sur l'alimentation en Europe le 20 mai dernier, intitulé « L’Europe dévore la planète ». On y apprend notamment que le continent importe des quantités astronomiques de soja pour nourrir son bétail.
Surproduction, gaspillage, déforestation… Le rapport alarmant du WWF sur l’alimentation en Europe

« L’Europe dévore la planète », assène le WWF dans son dernier rapport, publié le 20 mai dernier. Si l’accent est souvent mis sur le rôle important que l’agriculture du vieux continent jouerait dans l’alimentation mondiale, l’organisation met en exergue les « nombreux déséquilibres et défaillances du système alimentaire européen ». L’Europe consomme plus qu’elle ne produit, et la faute est à sa consommation de produits animaux. Cette dernière nous rend « dépendants des importations pour 11% des calories et 26% des protéines dont nous nous nourrissons », notamment celles de soja pour nourrir le bétail.

40% des aliments produits dans le monde sont gaspillés

L’Union européenne produit moins d’un million de tonnes de farine de soja, mais en utilise plus de 25 millions de tonnes importées pour nourrir les animaux. Du côté de la production de maïs de l’UE, elle est largement consacrée à l’alimentation animale (50 tonnes métriques sur 65 leur sont consacrées). En tout, 63% des terres arables –pouvant être labourées ou cultivées, ndlr– de l’UE sont associées à la production animale.

L’Union européenne est le deuxième importateur de produits agricoles associés à la déforestation tropicale : ses importations ont causé la destruction de 3,5 millions d’hectares de forêts entre 2005 et 2017. Elle joue un rôle important dans la déforestation, mais aussi dans les émissions de gaz à effet de serre : 8 à 10% des émissions mondiales sont dues à la nourriture qui y est gaspillée. « Jusqu’à 40% des aliments produits dans le monde ne sont jamais consommés », peut-on lire dans le rapport. Et 173 kg de nourriture par personne sont gaspillés chaque année dans l’UE. 

« Nous devons faire moins et mieux »

« Loin de nourrir le monde, l’UE importe beaucoup plus de protéines qu’elle n’en exporte et notre production nationale dépend fortement des importations de céréales et d’oléagineux, ainsi que d’engrais (et du gaz utilisé pour les fabriquer) », déplore Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France, en introduction du rapport. Avant de préconiser : « Nous devons faire moins et mieux : d’une part réduire notre consommation excessive de produits d’origine animale, d’autre part sortir du modèle de production intensif, qui consacre l’essentiel de nos productions et importations d’aliments à nourrir le bétail, et accompagner l’essor des élevages écologiques. »

Source: msn.com
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