Faut-il créer une « police » de l’extinction des feux ? « Pas nécessaire, estime la présidente de l’association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) Anne-Marie Ducroux. Il suffirait que les villes fassent, une ou deux fois par an, des contrôles en prenant des photos des commerces, immeubles de bureaux et enseignes qui ne respectent pas la loi. En 2013, nous avions constaté à Strasbourg que les bâtiments de la préfecture et de l’ENA restaient éclairés la nuit. Nous l’avons fait savoir et depuis, ils ne le sont plus. »
L’Etat condamné pour inaction
A Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), la mairie, interpellée par l’association Résistance à l’agression publicitaire, a envoyé un mail à toutes les enseignes de la ville pour leur rappeler leurs obligations et les amendes possibles pour les contrevenants, comprises entre 750 et 7 500 €. Lassées d’effectuer depuis des années des contrôles « à la place de l’Etat et des villes », les associations ont fini par saisir la justice et obtenu gain de cause.

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