Pourcentage d’espèces exposées à un risque de franchissement de seuil thermique d’ici à 2100. Ceci dans le cadre d’un réchauffement non contrôlé (4 °C en fin de siècle). Le risque est calculé sur la base de 22 modèles de climat. En outre, les valeurs sont données par carrés de 100 kilomètres de côtés. Crédits : Christopher H. Trisos & al. 2020.
« Nous avons constaté que les risques pour la biodiversité n’apparaissent pas progressivement. Au lieu de cela, à mesure que le climat se réchauffe dans une certaine zone, la plupart des espèces seront capables de faire face pendant un certain temps. Jusqu’à franchir un seuil au moment où une grande partie des espèces seront soudainement confrontées à des conditions qu’elles n’ont jamais connues auparavant » détaille Alex Pigot, co-auteur de l’étude. « Ce n’est pas une pente douce, mais une série de falaises frappant différentes zones à différents moments ».
Les résultats montrent qu’avec un réchauffement non contrôlé, plus de 15 % des communautés biologiques – définies comme des regroupements de plusieurs espèces – dépasseraient leur seuil critique d’ici à 2100. Ce chiffre tombe à seulement 2 % dans le cadre d’un réchauffement compatible avec les accords de Paris. Toutefois, dans les deux cas, les écosystèmes présentant la plus grande diversité biologique sont fortement menacés. On pense entre autres aux récifs coralliens.


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